Papy Cargo II, le retour

Il le refait. Philippe, le papa d’Anouk, re-fout l’camp en cargo en haute mer. A bord cette fois du gigantesque porte-conteneur baptisé Cendrillon, il a quitté Gênes le 7 janvier pour un long voyage.

Voici le bateau. Philippe est quelque part dans le bâtiment blanc..

Cma-Cgm-Cendrillon-849237

Where is Philippe ?

 

Multi-récidiviste

Il y a deux ans, il était monté sur le Schubert (à peu près deux fois plus petit que le Cendrillon, mais quand même vachement énorme) pour venir nous rendre visite au Costa Rica après une belle traversée et des escales épiques. On en parlait ,  et . Et encore .

L’an dernier, il troquait les conteneurs rouillés et les marins philippins pour des ronds de serviettes plaqués or et des sommeliers britanniques et revenait nous voir à bord du paquebot Queen Elizabeth. C’est qu’on en faisait récit. Et .

Vers l’Asie

Depuis plus de deux semaines, Philippe est donc passager sur ce navire marchand qui fait route vers l’Asie, après avoir tournoyé un peu dans la Méditerranée. Il est aujourd’hui en haute mer, en direction de la Malaisie. Il débarquera à Kuala Lumpur (alors que sa destination prévue était Singapour mais que les hasards du commerce mondial ont fait modifier son itinéraire à quelques jours de son départ).

Il devrait sauter dans un train ensuite. En direction de Singapour, la destination prévue initialement. Il y retrouvera Corinne qui arrive sous peu dans la ville-état en avion. Les bourlingueurs visiteront ensuite la Malaisie pendant quelques semaines avant de rentrer en Suisse.

Récit de voyage

Philippe aime dessiner et écrire. Il nous a régalé avec ses aventures marines lors de son premier voyage, qu’il a publié sur son site. Lisez son carnet de bord, ici.

Du Cendrillon, il a pu envoyer quelques messages, lorsqu’il était près du bord. On le suit ainsi et sur le site de surveillance des navires : Marine Trafic. En attendant, voici quelques extraits de ses messages. C’est savoureux et poétique. Prenez le temps, ça en vaut la peine..

Journal de bord

Vendredi 9 janvier – jour 3

Nous avons rendez-vous avec le pilote à 0h30 devant Algeciras et les
opérations d’amarrage se terminent sous les portiques à 3h00. Les
opérations peuvent commencer et le bateau est en train d’être vidé de ses
boîtes. La capitaine m’explique que la bateau va changer de service / route
et sera donc complètement vidé. Ce matin l’heure du « Shore Leave Expiry »
tarde à être fixé, j’attends donc pour aller à terre.
Nous sommes en train de charger 1000 tonnes de fuel et nous larguerons les
amarres autour de 15h30. Nous traverserons le détroit de Gibraltar pour
atteindre Tanger à 20 miles nautiques.

(…) Nous nous laissons dériver moteur arrêté à 12 miles au large depuis 17h30.
Nous filons tout de même à 0.5 noeud surface et 1 noeud fond.
Une bande d’une vingtaine de dauphins a décidé de passer la soirée en notre
compagnie et s’amuse dans la lumière d’un de nos projecteur qui éclaire
l’eau. Ce bal des dauphins est magique.

10 janvier / samedi / jour 4
Nous nous sommes à quai depuis 3h30. La question du jour est de savoir si
la visite de Tanger sera possible. Il y a plusieurs bruits qui circulent.
Tout d’abord, puisque nous sommes sur un navire anglais, le pavillon nous
imposerait un niveau de sécurité 2, donc pas de sortie possible. Ensuite
Tanger est à 50 km, un peu loin pour moi.
C’est une journée calme sans sortir du bateau pour les raison évoquées au-
dessus, et en plus j’ai un gros rhume qui limite mes activités.

(…) Le largages des amarres est prévu à 23h pour re-traverser le détroit de
Gibraltar par le nord puis à l’est direction Malte.
Malheureusement j’hérite d’une rangée de conteneurs devant mes fenêtres
contre l’avant, et ne vois plus que sur tribord. On fera avec. Pour
compenser ce manque je lave la fenêtre restante soigneusement.

12 janvier / lundi / jour 6
Le navire se met à rouler méchamment à 3h du matin mais mon lit est assez
large pour que je puisse me mettre en travers pour ne pas rouler moi-même.
Par contre le désastre arrive à 8h heures alors que je suis assis au
petit-déjeuner. Le bateau se met à rouler comme jamais. Imaginez que tous
ce qui se trouve sur les tables est projeté par terre et cassé, les
poubelles et les chaises retournées, j’ai juste pu sauver mon café en
l’empoignant avant qu’il ne vole. Après ces péripéties, l’odeur du vinaigre
domine dans le mess et le steward à la mine défaite regarde le résultat
découragé. Le capitaine interdit l’accès aux ponts extérieurs à tout le
monde dans les haut-parleurs. En fait nous naviguons parallèle aux vagues à
23 noeud, ce qui explique ce roulis extrême. En plus le bateau est mal
équilibré car les boîtes sont vides et il faut l’abaisser au moyen des
balastes pour assurer l’immersion de l’hélice qui l’est actuellement à 99
%. Je me demande tout de même pourquoi le capitaine me demande de quitter
la passerelle sous prétexte que c’est trop dangereux pour moi ?

15 janvier / jeudi / jour 9
Une nuit calme s’achève, le vent a molli à force 2 avec des vagues de 0.5 mètres. La température monte de jour en jour et je vais pouvoir mettre les
chaussettes et les sous-vets au placard pour les six semaines à venir.

Nous naviguons au cap 105 depuis 36 heures à une vitesse surface de 15.5 (STW) et vitesse fond de 14.5 (SOG), et ça va durer jusqu’à Suez. L’officier de
quart nous demande d’avancer nos montres d’une heure. Quelques membres d’équipage se plaignent car ils vont perdre une heure de repos. Je passe une bonne
heure à lire sur ma « plage privée » qui est en fait la passerelle du pont F bien abritée du vent mais pas de la suie du moteur.

16 janvier / vendredi / jour 10
Une journée identique se lève, même beau temps, même cap, même vitesse et même petit-déjeuner. La nouveauté du jour est que nous allons jeter l’ancre
devant le canal de Suez à 20h. Alors que je lis au soleil sur ma plage je constate que le trafic devient intense et nous croisons des plateformes de
forages pétroliers, d’autres navires de la CMA CGM et ceux, bleu ciel, de la Maersk Line
L’arrivée au mouillage dans la nuit est impressionnante avec la vingtaine de navires déjà ancrés, nous faisons de même.

Canal de Suez
Nous sommes le 17 janvier à 6h du matin, La journée s’annonce passionnante avec l’entrée dans le canal. L’ambiance sur la passerelle est studieuse et
attentive au sons bigarrés des accents qui se suivent, chinois, français, arabes, hollandais…. Nous sommes toujours ancrés à quelques miles du canal. L’
étape ancrage dans le Great Bitter Lake est abandonnée pour d’obscures raisons, Les bateaux attendent, tous ancrés et orienté dans le même sens par un vent
faible. La vision de tous ces géants de fer dans une brume matinale est assez magique. Nous attendons d’être appellé pour être placé dans un convoi et il
semble que ce sera le 3ème de 12 navires chacun. Les noms des navires s’égrainent sur le canal 12 de la radio, minutes après minutes, associés au nom de
celui que chacun devra suivre. Nous sommes appelé à 8h45 et et recevons l’ordre d’être « engine ready » à 12h00 et suivre le MS Mumbay. Nous allons cumuler
14 heures de retard sur le programme.

Bises à tous et bon week-end
PII

philippe on the bridge

On cherche des déménageur.e.s !

Qui sacrifierait quelques heures de son bonheur cottoneux, ce mardi 30 décembre, pour nous aider à déménager nos affaires déposées chez Isabelle à Belfaux vers notre nouveau logement de Colombier?

Ce sera l’occasion de refaire connaissance et ça finira forcément autour d’un petit repas commun ambiancé par la chaleur humaine.

On aimerait quitter Neuchâtel à 8 heures mardi matin et on aura terminé vers 15 heures.

Si vous êtes disposé.e.s à ce coup de main qui nous serait super utile, avisez-nous au 078/892.16.94 ou jaquetgreg@gmail.com

image

Première neige

Romane ne s’en souvenait pas. Clémence et Marceau n’en avaient jamais vu.

Les découvertes s’enchaînent à grande vitesse depuis une semaine. Froid, neige, baignoire, aspirateur, cousin.e.s, arrières-grands-mères, cerises, poires, bonnets et radiateurs, parmi d’autres nouveautés étonnantes…

image

image

image

image

image

image

image

Premières impressions

Romane à l’aéroport: – ça y est, on est en Suisse?

Clémence, passant la porte de l’aérogare: – il fait froid ici!

image

Romane, à sa grand-maman en découvrant sa chambre : – qu’est-ce que c’est ça?
Corinne : un radiateur
Romane : c’est pour faire quoi?

image

Dimanche matin, 1h54:
– Papa, pourquoi tu veux pas jouer avec nous?
#ledécalagehoraire #mêmepasmal

Mucho amor !

DSC01182

Mensaje en español abajo.. 

Nous sommes bien arrivées en Suisse. Après un long voyage, une épeclée de grands-parents émus accompagnés d’une cousine récemment éclose nous attendaient à l’aéroport de Cointrin.

Une banderole « Bienvenue en Suisse » tenue à l’envers par grand-maman – mais super-lisible quand même – et un bus grande taille muni de deux bouteilles de champagne ont facilité notre atterrissage et généré de nombreuses et belles émotions. Depuis jeudi, on fait connaissance et on récupère, dans une ambiance ouatée créée avec une attention spectaculaire par Corinne et Philippe, à Bevaix.

On pense beaucoup à ce qu’on a quitté. A nos ami.e.s, nos collègues et notamment à ces femmes formidables de la garderie Tia Nancy à Sabanilla, dont le chagrin au moment du départ des filles nous a fendu le coeur.

DSC01197

Lleguemos despues de une viaje largo en Suiza el jueves por la noche. Nos esperaban muchos abuelos y una prima recien llegada al mundo. Con muchisimo amor, nos recibieron y desde el momento de la llegada, se encargan de ayudarnos a vivir una experiencia linda y tranquila.

DSC01219

Pensamos mucho en ustedes, nuestros amigos en Tiquicia y en lo que hemos dejado alla. Especialmente mandamos mucho amor a las increibles tias, de la guarderia Tia Nancy en Sabanilla. Las emociones vividas al momento de separarnos nunca se olvidaran. Para ustedes, Stephanie, Elena, Ana, Esmeralda, Wendy y Nancy, tenemos muchisimias ganas de volver pronto a Costa Rica.

DSC01246

Jour J-2. On rentre en Suisse mercredi !

C’est fou comme le temps passe vite ! Après deux ans, nous avons terminé notre engagement en Amérique latine. Depuis deux semaines, on dit adieu. On se sépare de nos quelques biens et on prépare les valises.

Voici notre dernière lettre de nouvelles (clic pour ouvrir) :  Lettre de nouvelles henryjaquet décembre 14

Nous sommes tristes de quitter notre pays. Et impatients de retrouver notre pays ! La nouvelle aventure démarre mercredi à 17 heures à l’aéroport de San José.

IMG_1529

On vous souhaite à tous de belles fêtes de fin d’année.

Marceau, Clémence, Romane, Anouk et Gregory.

Notre fils Marceau est né !

photo 3

Clémence et Romane sont heureuses d’annoncer la naissance de leur petit frère, Marceau.

Marceau est né le 25 septembre à San José. Sa maman et lui se portent à merveille!

On se repose durant quelques jours chez nous, avant d’aller passer des longues vacances sur la côte Caraïbe pour faire connaissance.

Transmis par mail, sur ce blog ou sur facebook, vos messages (avec photos de vous ?!) à l’attention de Marceau seront compilés pour lui constituer un bel album souvenir d’une naissance hors les murs !

marceau

On vous souhaite tous les cinq une belle fête des vendanges et/ou un beau week-end automnal et on se réjouit de vous retrouver à la fin du mois de décembre en Europe !

Marceau, Clémence, Romane, Anouk et Gregory.

T’en es où, Henryjaquet ?

P1050824

On donne moins de nouvelles cette année, n’est-ce pas ? C’est pas qu’on vous aime moins. C’est qu’on travaille pas mal.

Donc, voici la lettre de nouvelles de notre mission. Il y est question de violences domestiques, de coupe du Monde et de Voces Nuestras. Les membres de notre groupe de soutien, les donateurs l’ont déjà reçue, mais ça nous semblait important de la publier sur ce blog.

On ralentit doucement, en prévision de la naissance prochaine de notre troisième enfant. On aura donc l’occasion dans les jours à venir de publier deux ou trois choses divertissantes sur notre vie ici.

Bien à vous. Clémence, Romane, Anouk et Gregory.

Cliquer sur le lien suivant pour ouvrir la lettre de nouvelles et en prendre plein la vue : Lettre henryjaquet juillet 2014

Guerre contre les blattes, day II

Bilan provisoire, 65 tués côté blattes, dont 5 enfants; cuisine inutilisable et mômes hilares côté henryjaquet.

Les frappes vont se poursuivre, indique-t-on dans le camp humain..

Note de l’auteur suite à quelques réaction qui me font penser que j’ai raté ma cible : ce message concerne bien une invasion de blattes dans notre cuisine, à la saison des pluies, sous les tropiques. Le message au ton de décompte de reportage de guerre était une tentative de trait d’humour; il n’y a pas de message caché, de militantisme ou de référence au conflit au proche-orient, qui n’aurait pas sa place ici ! 

Quelques clichés d’Anouk à Matagalpa

Voici quelques impressions du voyage de terrain que j’ai fait la semaine passée à Matagalpa – reportage et atelier radio donné à des jeunes de radios communautaires.

Jour de fête à la garderie

Vendredi dernier, les enfants de la garderie Tia Nancy étaient invités à se déguiser en habits traditionnels de la province du Guanacaste (Pacifique Nord) pour célébrer l’anniversaire de l’annexion de cette région au Costa Rica. Amples robes et tenues de cow-boys de rigueur.

Pour saisir la mesure, c’est à peu près comme si une crèche de Berne célébrait l’anniversaire de l’entrée du Valais dans la Confédération en déguisant ses enfants en chauffards-poivrots-voleurs-de-reliques.

Les photos ci-dessous sont destinées à nos amis, parents des autres enfants de la garderie, aux puéricultrices et à celles et ceux qui nous suivent, en Suisse, pour découvrir une tranche de notre vie américaine, remplie de célébrations en tous genre !

 

Gregory sur Radio Fribourg, avant Honduras-Suisse

Radio Fribourg diffuse des courts sujets sur les pays participants au Mondial brésilien. Pour le Honduras, Joris Repond a appelé Gregory à San José.

Cliquer sur le petit triangle pour réécouter l’interview de Gregory, diffusé le 20 juin dernier sur Radio Fribourg.

Aujourd’hui, les joueurs honduriens rentrent au pays avec trois défaites dans les valises et trois buts de Xherdan Shaqiri.

133521_heroa

Lien

Cliquer ici, pour lire la chronique de Gregory du match d’hier entre le Costa Rica et l’Angleterre sur le site Carton Rouge.

 

Suivez le match depuis San José, Costa Rica avec moi. Sur Twitter ou sur ce blog.

Je vais à la place de la République à San José. Il sera dix heures du matin, j’imagine qu’il y aura du monde, on verra.

Je raconterai ce match sur Twitter. Si le Costa Rica gagne, ce sera génial. Sinon, déconnectez-vous et suivez tranquillement Italie-Uruguay! Vous pouvez suivre mes messages sur mon profil, même sans avoir de compte Twitter !

Voici le lien vers mes messages : https://twitter.com/gregoryjaquet

Les Ticos affrontent l’Angleterre ce matin. Ambiance à San José.

RdmOsBL

Il est huit heures, j’amène les filles à la crèche. Vêtues du maillot de la Sele, l’équipe de foot du Costa Rica.

L’ambiance est étonnante. Les gens sont tous vêtus de rouges. Ils attendent leurs bus, conduisent leurs voitures, ouvrent leurs échoppes et tous portent le maillot rouge, blanc, bleu.

Le Costa Rica affronte, à dix heures du matin, l’Angleterre à Belo Horizonte. Le gouvernement a donné congé à l’ensemble de l’administration durant les deux heures du match. Dans toutes les entreprises, sur tous les chantiers, le temps suspendra son vol.

Les Ticos veulent gagner pour éviter d’affronter, potentiellement, le quasi voisin colombien en huitième de finales. On connaît leur force. Et on préfère se mesurer à la Côte d’Ivoire qui a, comme nous, un nom qu’on confond avec d’autres et aucune référence footballistique..

Mais le sélectionneur du Costa Rica a décidé de reposer ses idoles surprise du premier tour. En titularisant le petit gars de Cartago, Randall « El Chiqui » Brenes en attaque, c’est un peu comme si on mettait Senderos et Djourou face à la France… ça fait plaisir à tout le monde, parce qu’on a de la tendresse pour lui. Mais c’est pas très sérieux.

Vamos Sele !

Vamos Ticos

On a vécu un peu une journée de folie ici à San José. Le Costa Rica a battu l’Italie à 11 heures ce matin et depuis, c’est l’émeute dans le pays. Une belle émeute. Générée par des gens mesurés, respectueux et qui n’en croient pas leurs yeux de ce que cette bande de jeunes a réussi.

Il est tard et nous n’avons eu une grosse journée. On va se coucher, heureux par contagion.

Voici quelques photos d’aujourd’hui, avant plus de nouvelles la semaine prochaine.

Ndr: parce que nous étions convoqués par l’office de la migration pour renouveler nos résidences ce matin, j’ai renoncé à chroniquer le match sur cartonrouge.ch aujourd’hui, malheureusement.

Après le match, on rentre pour la sieste et on siffle un dernier coup sur le trottoir, devant la maison

Après le match, on rentre pour la sieste et on siffle un dernier coup sur le trottoir, devant la maison

Ticos-Plaza-Democracia-apoyar-Sele_LNCIMA20140620_0103_5 Cuesta-Moras-San-Jose_LNCIMA20140620_0171_5 Fuente-Hispanidad-Pedro-Montes-Oca_LNCIMA20140620_0183_1 Fuente-Hispanidad-Pedro-Montes-Oca_LNCIMA20140620_0165_1

Cartago, deuxième ville du pays, à vingt minutes de San José

Cartago, deuxième ville du pays, à vingt minutes de San José

Avenida-Segunda-San-Jose_LNCIMA20140620_0179_28 Sabana-San-Jose_LNCIMA20140620_0186_1

Rond-Point de la Hispanidad (de l'hispanité, un comble) à midi

Rond-Point de la Hispanidad (de l’hispanité, un comble) à midi

Lui, c'est Luis Guillermo Solis, le président de la République !

Lui, c’est Luis Guillermo Solis, le président de la République !

 

El día que Costa Rica invadió Uruguay

El sabado por la tarde, los Ticos enloquecieron el mundial! Después de dos días de competencias con increíbles acontecimientos, añadieron sus talentos inesperados, bailando sobre la pansa de los Uruguayos.

Desanimados y desclasificados en todas las áreas de juego, los jugadores de la Celeste cuasi no tienen un chance de salir de la primera fase de grupo. En Costa Rica, estuvimos tan seguros de perder todos los partidos que nos parece increíble que fueron realmente nuestros jugadores en las camisetas blancas.

1. El Resumen

Uruguay empieza dirigiendo el partido. Los Ticos, con las menores chances de ganar la competencia según los bookmakers, vuelven la bola con humildad y intentan algunas pases. Esperando los primeros asaltos reales.

Pero vea que no. Que no vienen los primeros asaltos !  En el mediocampo, los uruguayos no lo logran. Los atacantes Forlan y Cavani no reciben una sola bola explotable. Calladitos están los héroes.

Desde quince minutos juegan los dos equipos y los costarricenses se dan cuenta que sus pases pasan. Que su ritmo es bueno. Se ve muy bien que su estado de animo cambia segundo tras segundo. Las miradas van al gol adverso. Suben las barbillas ! Hacia adelante se dirigen.  Lire la suite